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Monday, May 4, 2026
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Canadien – Lightning | « Tous les matchs ressemblent à des matchs 7 »

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(Saint-Hubert) La réplique de Martin St-Louis était celle du coach qui savait très bien que la question s’en venait.


Publié hier à

« Combien il a eu de trios, lui ? a-t-il lancé au sujet de Jon Cooper. Tu les compteras ! »

C’est ainsi que St-Louis a fait dévier la question d’un collègue au sujet de ses nombreuses combinaisons déployées dans les deux derniers matchs. À l’échauffement vendredi, Josh Anderson s’exerce avec Nick Suzuki et Cole Caufield. Le match commence, Anderson patine plutôt avec Jake Evans et Phillip Danault. Il rejoindra ensuite Caufield et Suzuki, quand ce n’est pas Juraj Slafkovský qui y est. Mais encore là, ce dernier est parfois occupé avec Danault et Ivan Demidov. Puisque tout est dans tout, ces deux-là ont droit à quelques présences avec Anderson.

Vous vous sentez étourdi comme un passager qui se fait brasser dans un vol Montréal-Tampa ? Rassurez-vous, c’est normal.

« Des fois, un gars a changé avant son trio, et tu gères son énergie », a expliqué St-Louis samedi midi, au terminal de vols privés de l’aéroport de Saint-Hubert, juste avant le départ de l’équipe vers la Floride.

« Au début du match, je voulais voir si [Jon Cooper] allait changer chaque fois qu’il perdait une mise en jeu. Je voulais voir des choses. Mais éventuellement, on a pris un rythme et on a été capables d’exécuter. Il n’y a pas une combinaison que je n’ai pas aimée. »

Pour la petite histoire, St-Louis a déployé vendredi huit combinaisons, à cinq contre cinq, qui ont suffisamment joué pour générer des statistiques sur le site de référence Natural Stat Trick. Une seule de ces combinaisons (Caufield-Suzuki-Slafkovský) a joué plus de quatre minutes.

À l’inverse, Cooper a déployé quatre combinaisons qui ont chacune atteint les six minutes de jeu, dont celle de Brandon Hagel, Anthony Cirelli et Nikita Kucherov, qui a passé plus de 13 minutes sur la surface à cinq contre cinq.

Chaque entraîneur a pu profiter de confrontations avantageuses éventuellement. Suzuki, par exemple, a tiré profit de ses confrontations contre Gage Goncalves et Nick Paul, tandis que Hagel a profité de sa deuxième présence contre Arber Xhekaj pour préparer le but gagnant.

La série la plus serrée ?

Il ne reste plus qu’une manche à ce jeu du chat et de la souris auquel se livrent St-Louis et son homologue, Jon Cooper. Ce duel aura lieu ce dimanche, à 18 h. Et si les confrontations prennent une telle importance, c’est parce que ces deux équipes se disputent la joute la plus serrée depuis celle de Nathalie Sinclair-Desgagné et Tatiana Auguste à Terrebonne.

Le Canadien et le Lightning ont conclu la saison avec 106 points chacun. Leurs duels en saison : 2 victoires de chaque côté, 12 buts pour Tampa, 11 buts pour Montréal.

Ça se poursuit pendant cette série, qui pourrait très bien s’avérer la plus serrée de l’histoire de la LNH, pour peu que le match numéro 7 se décide lui aussi par un but.

Voici où on en est après six rencontres.

  • Quatre matchs en prolongation
  • Buts à forces égales : 10-9 pour le Lightning
  • Tirs : 167-147 pour le Lightning
  • Minutes à égalité : 254 min 51 s
  • Minutes menées par le Canadien : 103 min 19 s
  • Minutes menées par le Lightning : 27 min 12 s

L’unique avance de deux buts de la série a tenu pendant exactement 5 min 37 s. « Pas mal tous les matchs de cette série ressemblent à des matchs 7, a convenu St-Louis. C’est serré, mais j’ai aimé le nombre de chances qu’on a eues [vendredi], des deux contre un. On a été capables de fabriquer de l’espace et c’est encourageant. »

PHOTO ERIC BOLTE, IMAGN IMAGES

Gage Goncalves a forcé la tenue d’un septième match en marquant en prolongation, vendredi.

Dans le camp adverse, Yanni Gourde a reconnu que l’allure de la série était « quand même particulière ». « Ça ne m’est jamais vraiment arrivé, que ce soit aussi serré dans chaque match et dans la série », a ajouté l’attaquant québécois, en visioconférence. « C’est quand même stressant, mais ça nous permet de prendre beaucoup de fierté dans les détails et l’exécution. Mais c’est plus stressant parce qu’il n’y a jamais de relâchement. Tu dois toujours être alerte, concentré et être conscient de ce qui est devant toi. »

Le terme « particulière » n’est pas exagéré. Si le match de ce dimanche se conclut par un écart d’un but, il s’agira de la troisième série de l’histoire de la LNH où les sept matchs se seront décidés par un tel écart.

Les deux autres séries de sept matchs décidés par un but

2012 : Les Capitals battent les Bruins en 7

  • Quatre matchs en prolongation
  • Buts à forces égales : 13-13
  • Tirs : 248-207 pour les Bruins
  • Minutes à égalité : 308 min 47 s
  • Minutes menées par les Capitals : 97 min 18 s
  • Minutes menées par les Bruins : 44 min 23 s

2015 : Les Rangers battent les Capitals en 7

  • Deux matchs en prolongation
  • Buts à forces égales : 11-10 pour les Capitals
  • Tirs : 236-223 pour les Rangers
  • Minutes à égalité : 201 min 50 s
  • Minutes menées par les Rangers : 128 min 59 s
  • Minutes menées par les Capitals : 110 min 12 s

Cette série Rangers-Capitals de 2015 est la dernière que St-Louis, le joueur, a gagnée. Voici que le même scénario se présente à St-Louis, l’entraîneur.

« Tu ne peux pas acheter ça, ces répétitions-là. C’est de l’expérience, a-t-il souligné. On parle souvent de jouer la game devant toi. Quand tu as cette mentalité, ça te prépare pour ce genre de match là. Tu vas devoir faire les actions que la game te demande. Tu as de l’espace, tu n’en auras pas, tu peux donner une mise en échec ou pas. C’est le fun d’avoir cette chance et on est prêts. »



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